Repéré pour vous

Serious game : faites entrer les talents

Par L'équipe Hunteed

Un serious game pour recruter ou fidéliser les talents, l’affaire est bien plus sérieuse qu’elle n’en a l’air. À la clé ? Des candidats plongés dans le bain de l’entreprise, des critères de recrutement objectivés, un esprit de challenge qui se renouvelle et même un coup de projecteur sur des actions de mécénat. On a repéré pour vous les initiatives à suivre de près.

Pour vanter ses qualités de commercial, fini le bla-bla en entretien. Le serious game est désormais dans la place. C’est face à une vraie fausse cliente que doivent faire leurs preuves les futures recrues de l’assureur Allianz, comme le détaille le journaliste Frédéric Bergé dans un article pour BFM Business. Avec Sales games, le candidat ou la candidate est face à des vidéos qui mettent en scène une personne filmée pour l’occasion. La mission du candidat s’il l’accepte : vendre un contrat d’assurance, obtenir une recommandation et décrocher un nouveau rendez-vous.

Serious game : face à une vraie fausse cliente

Le serious game détecte les capacités d’écoute, l’exploration des besoins et le sens de la relation client. La cliente peut même mettre un terme à l’échange si elle n’y trouve pas son compte. À la fin de la partie, on fait les comptes. Si la note est bonne, le CV du joueur est transmis au service RH d’Allianz avec un possible entretien à la clé, un vrai cette fois. Pour participer, rendez-vous sur l’Emploi Store de Pôle emploi. En un clic, la simulation commence.

Une planète en mal de talents

Pour sa part, c’est grâce à une appli mobile que le groupe Adecco recrute… ses futurs recruteurs. Le site Apps-Française a testé Planète Exe. Le décor : une planète en mal de talents. La mission confiée aux vaillants explorateurs : pister les pépites, déceler leurs super pouvoirs et les embarquer dans son vaisseau spatial… Le gros lot ? Être repéré soi-même comme expert RH par les recruteurs du groupe de travail temporaire.

Un jeu qui a 20 ans d’âge

De son côté, cela fait 20 ans que la société L’Oréal fait ses gammes en matière de serious game. Son nom de code : Brandstorm. Son territoire : le monde entier. Sa cible : les étudiants d’universités cotées. Sa durée : 3 à 6 mois. La mission : se transformer en directeur marketing de la marque (rien que cela). La carotte : des CDI, des stages et des voyages. La journaliste Christine Lagoutte détaille cette mécanique bien huilée dans un article du Figaro. Depuis sa création, 80 000 étudiants ont tenté leur chance. Chaque année, près de 200 joueurs se voient offrir un stage ou un CDI. Et parmi le top management du groupe, 230 sont des compétiteurs victorieux de Brandstorm.

Apprentis vendeurs

Vendre des produits d’entretien pour piscines… ou des assurances, même combat ? Chez Axa, la réponse est oui. Pour endosser le costume de commercial de l’assureur, encore faut-il faire la preuve de sa ténacité comme le souligne la journaliste Ariane Gaudefroy dans un article pour Les Échos. C’est dans une ambiance de jeu vidéo que les apprentis vendeurs ont la mission de faire monter en gamme un client, de conclure le marché voire de générer une vente additionnelle. Pourquoi l’univers de la piscine ? L’objectif est de se décentrer de l’assurance pour que la maîtrise de la technicité des produits ne prime pas sur l’esprit de compétiteur indispensable au commercial, apprend-on dans l’article.

Gaming collaboratif

Depuis trois ans Accenture emprunte également les codes du jeu vidéo pour surfer sur la vague digitale chère aux jeunes talents qu’elle convoite. Le journaliste Marco Mosca décrivait déjà en 2013 dans Challenges cet outil toujours d’actualité. Une marche de plus est gravie avec le projet Gaming dépeint par la journaliste Julie Le Bolzer pour Les Échos. Sur PC, tablette et smartphone, ce jeu challenge l’ensemble des collaborateurs. On peut se constituer en équipe pour relever les défis et ainsi créer des passerelles entre le virtuel et la vie réelle. La note responsabilité sociale de l’entreprise en plus ? Les gains en point contribuent à une action de mécénat. Le souci actuel de l’entreprise : restreindre son usage pour limiter l’addiction. Quel gestionnaire de plate-forme intranet n’en rêve pas ?

Et vous, sérieusement convaincu par un processus de recrutement pensé comme une aventure ?

 

Consultez tous les articles cités :

Si vous avez d’autres sources à partager, n’hésitez pas. Nous sommes preneurs et nos lecteurs aussi !

BFM Business – 30 septembre 2015 – Frédéric Bergé – « Cet assureur détecte ses futurs vendeurs via un jeu de rôle en ligne »

Le Figaro – 25 juin 2015 – Christine Lagoutte – « L’Oréal recrute ses futurs managers via un business game mondial »

Apps Française – 28 janvier – « Planète Exe »

Les Échos – 27 avril 2015 – Ariane Gaudefroy – « AXA : un « serious game » pour former les commerciaux »

Challenges – Marco Mosca – 11 juillet 2013« Serious game : le diabolique outil d’Accenture pour recruter les meilleurs »

Les Échos – Julie Le Bolzer – 14 avril 2015 – « Accenture informe et fédère ses équipes avec un jeu vidéo »

 

 Crédit photo : Pexels
L'équipe Hunteed

Par L'équipe Hunteed

L’équipe Hunteed, c’est toute une palette d’experts avérés dans leur domaine. La somme de leurs talents ? La maîtrise du digital, la connaissance approfondie du recrutement, de la relation candidat et de l’approche commerciale des entreprises, en passant par la compréhension des enjeux propres aux consultants en recrutement.

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